L’L’inauguration de la gare de Périgueux le dimanche 26 juillet 1857
Brasse, pinte, boisseau, journal, lieue… : les anciennes mesures
Avant la Révolution, les poids et mesures variaient d’un lieu à l’autre, même d’une paroisse à ses voisines. Le projet d’unification était souhaité depuis longtemps mais ce n’est que le décret du 18 germinal an III (7 avril 1975) qui déclencha sa mise en application à compter du 1er vendémiaire an X (23 septembre 1801). L’emploi des anciennes mesures a été interdit par la loi du 7 juillet 1837 à partir du 1er janvier 1840. Mais, si la plupart sont oubliées, certaines subsistent comme la brasse quand on commande du bois de chauffage. On utilise aussi la pinte quand on parle de bière. D’autres mesures sont restées dans le vocabulaire mais sans faire forcément le lien avec une mesure, comme aune, toise, lieue.
​
La difficulté de la diversité des mesures compliquait les achats ou ventes ou échanges. Il fallait préciser le nom de l’unité de mesure et de quel lieu car sa valeur métrique pouvait aller de 1 à 2 ou à 5.
Prenons quelques exemples :
Pour les mesures de longueur, il y a la toise (1.949m depuis 1667), le pied (1/6e de la toise), le pouce (1/12e de la toise), pour les distances il y a la lieue (de 2000 toises) soit 3.898km. Pour les tissus, il y a l’aune.
Pour les superficies de terrain l’unité est le journal mais en Périgord il a 14 valeurs différentes de 30 à 52 ares. A Saint-Astier sa valeur est de 35.67 ares. Mais il existe aussi d’autres unités : la cartonnée, la picotinée, la brasse, la pognerée, l’escat, le carreau…
​
Pour les mesures de grain l’unité la plus utilisée est le boisseau (de 16 volumes différents), mais aussi le quarton ou la pognère. A Saint-Astier le boisseau vaut 37.1 litres divisé en picotin de de 0.46 litre.
Pour les liquides une seule appellation, la pinte mais de 16 valeurs différentes de 1 à 2.5 litres. A Saint-Astier c’est 1.5 litre divisible en roquille de 0.4 litre.
Pour le bois de chauffage, là-aussi une seule appellation ancienne, la brasse mais 15 valeurs de 2.3 à 5.8 stères. A Saint-Astier la brasse de l’époque représente 3.7 stères, même si aujourd’hui elle est arrondie à 4 stères.
Source : bulletin du Cercle d’histoire et de généalogie n°134. Liste des anciennes mesures établies à partir des tables de comparaison entre les anciennes mesures et celles du système métrique, établies par Jean Delay, ingénieur vérificateur du cadastre de Périgueux, publiées chez Dupont imprimeur à Périgueux en 1809.


_edited_edited_edited_edited_edi.png)
